Interview de Philippe Pruvost – Dirigeant de Boudeville et Fontaine.

Pouvez-vous nous présenter votre entreprise ?
« Boudeville et Fontaine » est une entreprise familiale qui existe depuis plus de 100 ans. Elle est basée à Anet et emploie 20 personnes. Nous fabriquons des petits emballages métalliques ronds. Historiquement, nous fabriquions des boites de cirage mais la production a évolué avec les changements d’habitudes, et elle est en partie reportée sur les boîtes de bonbons.

Notre activité consiste à acheter du métal, à l’imprimer, à le découper et l’emboutir pour le transformer en boîte. Qui dit « impression » dit possibilité d’imprimer du métal pour d’autres (impression à façon) par exemple des capsules de champagnes.

Si vous deviez faire un bilan 2016 et évoquer les perspectives 2017 ?
2016 a été une année correcte, nous avons mis en place de nouveaux modèles de boites, dont un avec un système de fermeture par vissage (nouveauté pour l’entreprise), à l’origine notre activité était plus tournée sur la fabrication de boîtes de cirage avec une petite clé. Et on développe d’autres modèles, avec des investissements en moyenne s’élevant à 60000 €, enfin, nous avons aussi acquis une nouvelle presse complètement automatique sur deux axes (investissement avoisinant les 400 000 €)

Une difficulté à retenir dans votre activité ?
Le coût des matières premières et le départ de personnel compétent. Nous avons deux secteurs dans l’usine : la fabrication et l’impression.

Du fait de l’ancienneté de l’entreprise, nous avons vu partir les personnes qui avaient l’expérience et cela malgré l’anticipation. En production de boîte nous avons résolu nos problèmes mais en impression, nous avons encore des difficultés, notamment sur de l’encadrement. Donc nous avons formé nos salariés grâce à un formateur extérieur qui connaît bien l’impression sur métal, 2 semaines de formation du personnel en interne déjà réalisées, et encore au moins 3 semaines prévues. Des profils rares du fait de la rareté du métier.

Le « métier de la boite » a changé, on avait un métier qui employait des personnes peu qualifiées sur la manutention ou la production directe. Maintenant avec les machines automatisées, c’est mettre en place les outils, faire la maintenance et contrôler la production dans une démarche de « contrôle qualité ».

L’on continue donc à former nos imprimeurs. Dans nos autres activités, nous avons tendance à former d’abord l’encadrement et ensuite c’est l’encadrement qui vient former les opérateurs, donc ce n’est pas formalisé, pas certifiant, et c’est un regret.

Et le lab’rh drouais, pourquoi vous y participez ?
Des gens de plus grosses sociétés avec une vraie fonction RH sont présents et c’est intéressant pour moi d’entendre ce qui leur arrive et les solutions qu’ils mettent en place. Je regrette un peu qu’il n’ait pas plus de représentants d’entreprises, mais la diversité des membres est très intéressante.

Il y a quelques années, on entendait que l’industrie c’était fini en France, ça fait du bien d’entendre aujourd’hui qu’on a besoin de nous.

 

Boudeville & Fontaine
51 Route d’Oulins
28260 Anet

www.boudeville-fontaine.fr