UN DISPOSITIF POUR FAVORISER LA MIXITE PROFESSIONNELLE

Plus de la moitié des femmes se regroupent dans seulement 12 familles professionnelles sur 87 : des métiers comme infirmière (87.7% de femmes), aide à domicile ou assistante maternelle (97.7 %), agent d’entretien ou enseignante. Or, d’autres secteurs professionnels sont porteurs d’emplois et manquent parfois de candidatures :
informatique, transport, bâtiment, de métiers de bouche mais aussi services aux personnes âgées, soin ou propreté.

C’est en élargissant les possibilités de recrutement que l’on se donne véritablement les moyens de diversifier les compétences et les talents au sein des entreprises. L’enjeu du côté des hommes est de leur permettre d’assumer leurs aspirations en choisissant des voies sur lesquels ils s’interdisent aujourd’hui d’aller notamment autour de la petite enfance ou des services à la personne, cela passe par des actions de lutte contre les préjugés et les stéréotypes.

Du côté des femmes, l’enjeu est d’accéder à plus de métiers, mieux qualifiés et mieux rémunérés, bref de disposer des mêmes horizons professionnels que les hommes. Seul
un petit nombre de métiers créent des contraintes physiques telles qu’ils ne peuvent être proposés qu’a des hommes.
Toutes les entreprises sont concernées et tous le acteurs doivent contribuer à faire avancer une égalité effective entre les femmes et les hommes au travail. Pour les aider, il existe une aide intitulée « contrat pour la mixité des emplois et l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ».

Les actions éligibles doivent avoir pour but de contribuer à la mise en place de l’égalité professionnelle dans l’entreprise ou de contribuer à développer la mixité des emplois par l’adoption de mesures de sensibilisation , d’embauche, de formation, de promotion ou d’amélioration des conditions de travail. L’Etat peut ainsi prendre en charge 50 % des coûts d’investissement en matériel liés à des aménagements de poste de travail, des coûts de formation et 30 % des dépenses de rémunération des salariées bénéficiant d’actions de formation pendant leur contrat.